Badcass est un atelier typographique (letterpress) situé à Quimperlé dans le sud du Finistère en Bretagne. Il est équipé d’un studio PAO, d’un labo pré-presse, de 3 presses à platine Heidelberg (Original T et GT ) dont une équipée pour le marquage à chaud, d’une presse Vandercook SP33 Power et de matériel de façonnage.

Badcass a pour vocation de faire (re)découvrir l’impression typographique en France. En effet, cette technique artisanale est particulièrement adaptée à l’impression de documents qui doivent se distinguer : cartes de visite, cartes de correspondance, invitations, enveloppes, cartes de vœux, faire-part de mariage et de naissance…
Une approche plus tactile de l’imprimé pour une communication plus forte.
Une carte de visite ou de correspondance plus qu’un simple support de coordonnées est une représentation de soi, une trace effective qui résume en un coup d’œil et d’une prise en main votre personnalité, votre professionnalisme.
Les invitations, les faire-part, les vœux véhiculent la politesse et le respect et doivent refléter le prestige à la hauteur de l’événement qu’ils annoncent.
Lire également : « Les points forts du letterpress ».

Les fondateurs

Jessica Hosgood est graphiste et webdesigner. Elle s’est installée en Bretagne en 2005 après une étape parisienne où elle a pu forger son métier de graphiste dans différentes agences de communication et en freelance. Trilingue français/anglais/italien, elle reste à l’affût des tendances auprès des communautés internationales. A travers Badcass, elle réalise son rêve de piloter l’ensemble de la chaîne de fabrication de l’imprimé.

Philippe Gully est sound designer indépendant depuis le début des années 2000 avec à son actif plus d’une centaine de clients « grandes marques » dont entre autres : Nike, Citizen, Chaumet, Cartier, Crédit Agricole, France 2, Krups, L’Oréal, Lesieur, Orange, Diesel, Nina Ricci, Nokia, Paco Rabanne, Bavaria, Total, Vuitton, Toyota … Longtemps parisien, il s’est installé en Bretagne en 2005 où il continue d’exercer son activité de musicien à l’image.
Co-fondateur en 1999 avec Tristan Philippe du portail Praktica.net (1999 -2010) destiné aux créatifs de la communication (Web, Print et Motion), il s’intéresse de près au travail des graphistes, il contribuera à la mise en avant de certains d’entre eux en organisant une dizaine d’événements tels que les BD4D Paris (présentation public de travaux de créatifs web, print et motion), le Match Graphique à Apple Expo et salon Intergraphique en partenariat avec Adobe et Apple.
Il participera également à des conférences (Centre Beaubourg, Salon Intergraphique, Web Festival International).
Avec Badcass il partage sa profitable expérience de l’imprimerie : avant d’être compositeur de musiques à l’image il a été durant 14 ans, conducteur offset 4 couleurs sur des machines de différents formats, il sera parmi les premiers à utiliser le CTP (Computer To Plate) sur support polyester en partenariat avec Ryobi et Agfa.
Conducteur offset et conducteur typographe de formation il renoue aujourd’hui avec ce procédé d’impression ancestral par amour du labeur artisanal.

Retour aux sens

« L’impression typographique permet dans le domaine de la présentation (cartes de visite, invitations) d’ajouter à l’impact visuel d’une création un sens que l’impression offset ne met pas forcément en exergue : le toucher car en plus de la grande variété de papiers disponible s’additionnent différents procédés en relief ou en creux qui marquent le support. A l’instar du son qui accompagne les images, plus on capte de sens, meilleur est l’impact de communication.
L’impression typographique -ou letterpress en anglais- est un procédé d’impression qui a ses faiblesses et contraintes, les trames -donc la quadrichromie- et les aplats ne sont pas son fort… l’occasion de redécouvrir la création graphique sans user de la photographie par exemple. La composition graphique comme force de frappe, un retour aux sens en tant que connaissance (la capacité intuitive) et fonction (le toucher).
Loin de la production industrielle sans âme, l’imprimé devient dès lors objet. »

Philippe Gully

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